SYMBOLIQUE DU LOUP

Publié le par Eric Merlin

SYMBOLIQUE DU LOUP

SYMBOLIQUE DU LOUP

Beaucoup d’entre vous ont entendu l’appel du loup. Je ressens qu’il appelle beaucoup de gens, comme si quelque chose se réveillait. Je vais vous expliquer ici ce que représente le loup.

Le loup est très proche de l’être humain. Comme nous, le loup a des liens familiaux très puissants tout en gardant son désir d’individualisme. Il est fidèle comme le chien, c’est son ancêtre d’ailleurs de 100 000 ans.

Au sein de la grande nation des étoiles, Sirius, l’étoile du chien, évoque le loup céleste. Selon une légende amérindienne, c’est dans cette étoile que se situe le lieu originel de nos maîtres des temps anciens. Dans l’antiquité, les Egyptiens plaçaient la maison des dieux dans cet astre. Les Dogons d’Afrique croient encore actuellement à ce mythe. Les Amérindiens adoptent le clan des loups comme leur maître. Dans les totems, le loup est le symbole de notre maître intérieur.

Le loup est relié à la lune. Sa médecine apporte des idées nouvelles et favorise l’émergence du pouvoir qui réside en chacun de nous. Le loup aide les enfants de la Terre à comprendre le Grand Mystère de la vie.

Le loup est synonyme de sauvagerie et la louve de débauche. Mais le langage des symboles interprète ces animaux, on s’en doute, d’une façon infiniment plus complexe, du fait, tout d’abord, qu’à l’instar de tout autre vecteur symbolique, ils peuvent être valorisés positivement autant que négativement. Positif apparaît le symbolisme du loup si l’on remarque qu’il voit la nuit. Il devient alors symbole de lumière, héros guerrier, ancêtre mythique. C’est la signification chez les Nordiques et chez les Grecs où il est attribué à Belen ou à Appollon.

Le créateur des dynasties chinoise et mongole est le loup bleu céleste. Sa force et son ardeur au combat en font une allégorie que les peuples turcs perpétueront jusque dans l’histoire contemporaine, puisque Mustapha Kemal avait reçu de ses partisans le surnom de loup gris.

Les peuples de la Prairie nord-américaine semblent avoir interprété de la même façon la signification symbolique de cet animal : je suis le loup solitaire, je rôde en maints pays, dit un champ de guerre des Indiens de la Prairie.

La Chine connaît également un loup céleste (l’étoile Sirius) qui est le gardien du Palais Céleste (la Grande Ourse). Ce caractère polaire se retrouve dans l’attribution du loup au nord. On remarque toutefois que ce rôle de gardien fait place à l’aspect féroce de l’animal : ainsi, dans certaines régions du Japon, l’invoque-t-on comme protecteur contre les autres animaux sauvages. Il évoque une idée de force contenue, se dépensant avec fureur, même sans discernement.

La louve de Romulus et Remus est-elle non pas solaire et céleste, mais terrienne sinon chtonienne. Ainsi, dans un cas comme dans l’autre, cet animal reste associé à l’idée de fécondité.

Au Kamtchatka, à la fête annuelle d’octobre, on fait une image du loup en foin et on la conserve un an pour que le loup épouse les filles du village ; chez les Samoyèdes, on a recueilli une légende qui met en scène une femme qui vit dans une caverne avec un loup.

Cet aspect chtonien ou infernal du symbole constitue son autre face majeure. Elle semble restée dominante dans le folklore européen.

On la voit déjà apparaître dans la mythologie gréco-latine. C’est la louve de Mormolycé, nourrice de l’Achéron, dont on menace les enfants, exactement comme de nos jours on évoque le grand méchant loup ; c’est le manteau de peau de loup dont se revêt Hadès, maître des Enfers ; les oreilles de loup du dieu de la mort des Etrusques : c’est aussi selon Diodore Osiris ressuscitant sous forme de loup pour aider sa femme et son fils à vaincre son frère méchant.

C’est aussi une des formes données à Zeus à qui on immolait en sacrifice des êtres humains, aux temps où régnait la magie agricole, pour mettre un terme aux sécheresses, aux fléaux naturels de toute sorte. Zeus déversait alors la pluie, fertilisait les champs, dirigeait les vents.

Dans l’imagerie du Moyen-Age européen les sorciers se transforment le plus souvent en loup pour se rendre au Sabbat, tandis que les sorcières, dans les mêmes occasions, portent des jarretelles en peau de loup.

La croyance aux lycanthropes ou loup-garou est attestée depuis l’Antiquité en Europe. C’est une des composantes des croyances européennes, un des aspects sans doute que revêtent les esprits des forêts.

La mythologie scandinave présente spécifiquement le loup comme un dévorateur d’astres. Fenrir, le loup géant, est un des ennemis les plus implacables des dieux. Seule la magie des nains peut arrêter sa course, grâce à un ruban fantastique que nul ne peut rompre ou couper.

Notons pour conclure que ce loup infernal, et surtout sa femelle, incarnation du désir sexuel, constituent un obstacle sur la route du pèlerin musulman en marche vers La Mecque et plus encore sur le chemin de Damas, où elle prend les dimensions de la bête de l’Apocalypse.

Publié dans 11 La voyance

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